Toutes les options d'accessibilité du site associathèque | Raccourci vers le menu de premier niveau | Raccourci vers le menu de second niveau | Raccourci vers le contenu principal | Raccourci vers le formulaire d'identification | Raccourci vers la recherche | Raccourci vers le pied de page

Gouvernance et développement durable

Par nature transversale aux trois autres piliers du développement durable, la gouvernance se définit aussi comme la manière de faire participer tous les acteurs à la prise de décision de l’association.


Pour une bonne application du développement durable au sein de la gouvernance

La gouvernance est souvent présentée comme le 4ème pilier du développement durable. C’est aussi l’un des facteurs les plus importants de la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO).

Intégrer la RSO dans la gouvernance

La Responsabilité Sociétale des Organisations permet d’assumer la responsabilité des impacts de ses décisions, mais aussi d’intégrer la responsabilité sociétale en son sein et dans les relations avec les parties prenantes.


Bon à savoir

Bon à savoir

La gouvernance regroupe à la fois les instances de décision et les systèmes par lesquels l’organisation prend ses décisions et les applique en vue d’atteindre ses objectifs (source ISO 26 000).


Dans la conduite d’un projet associatif, une bonne gouvernance respecte et applique les principes suivants :

  • 1. la co construction avec les acteurs suite à un dialogue avec les parties prenantes ;
  • 2. le respect d’intérêt divergent ;
  • 3. l’équilibre entre les 3 piliers : économique, social, environnemental ;
  • 4. la transparence et la redevabilité ;
  • 5. l’amélioration continue afin de progresser d’année en année.
Conseil

Conseil

En matière de développement durable, mieux vaut faire à votre rythme que de chercher à s’engager sur les 3 piliers.

Raisonnez en fonction de vos priorités et de vos moyens.

Il est plus important d’identifier les vrais sujets immédiatement, même s’ils sont peu nombreux ou si vous ne les traitez pas tous.


Bon à savoir

Bon à savoir

Le leadership des dirigeants est un point clé de réussite, de même que leur exemplarité. Compte tenu de l’ampleur de l’engagement d’une démarche RSO, il convient que celle-ci soit portée par les plus hautes instances de l’association.


Par exemple, le conseil d’administration pourra réfléchir sur la gouvernance et enclencher une démarche participative forte en recherchant l’implication de toutes les parties prenantes.

Pour une gouvernance respectueuse des principes de la RSO

Au-delà d’appliquer le développement durable dans la stratégie, le projet associatif ou la communication interne, la gouvernance doit aussi prendre en compte les règles suivantes :

  • Les mandats des administrateurs

L’indépendance, l’assiduité et l’âge des administrateurs, la durée et le cumul des mandats, les modes de renouvellement des membres… autant de sujets qui favorisent l’évolution naturelle de l’association par le renouvellement des hommes. C’est aussi un bon exercice pour s’interroger sur les profils souhaités, tout comme sur l’intégration des actifs ou celle des jeunes.

  • La formation des administrateurs

Il ne suffit pas d’être élu, il faut être compétent. Certes le choix des profils et des parcours est important, mais le souci du maintien des compétences ou de l’évolution des compétences de vos administrateurs, dans un monde en évolution permanente, est crucial lorsque l’on parle de durabilité d’une association.

  • L’égalité et la diversité au sein du conseil et du bureau

La diversité des membres, des sexes, des profils, des parcours, des âges… est un facteur de performance au sein d’un conseil. Cela permet une richesse d’échanges plus forte, une confrontation positive des mondes, mais cela nécessite un management de la diversité. Sans aller jusqu'à des quotas, il est important que le bureau soit vigilant dans les propositions d’administrateurs.

  • La démocratie et la transparence au sein de l’association

Pour décider il convient d’être éclairé dans son choix, c’est-à-dire d’avoir suffisamment d’éléments pour faire le meilleur choix. Trop de conseil d’administration sont des chambres d’enregistrement des décisions déjà prises voire déjà appliquées. La gestion des AG, les réponses aux questions, la liberté de parole… l’animation d’une démocratie au sein de l’association et le développement de la transparence sont des points clés du respect du dialogue avec les parties prenantes.

  • Le respect de l’équilibre des pouvoirs entre le bureau et la direction générale

Le mélange des genres se retrouve dans bon nombre d’associations, volontairement ou non d’ailleurs. Attention à bien clarifier les missions et domaines d’intervention de chacun pour une bonne et saine gestion de l’organisation.