Bon à savoir

Plan de relance

Le gouvernement a mobilisé un budget de 6,7 milliards d'euros pour accompagner les jeunes particulièrement frappés par les conséquences de la crise sanitaire. Le plan #1jeune1solution, lancé en juillet 2020, vise à offrir une solution à chaque jeune en déployant un panel de mesures.

Parmi ces mesures, on peut citer par exemple le service civique et la garantie jeunes, côté volontariat :

  • le parcours SESAME, les emplois FONJEP-jeunes et l'action de l'Agence nationale du sport, permettant l'insertion professionnelle des jeunes ;
  • les différentes aides à l'emploi, pour inciter ou maintenir les embauches.

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La garantie jeunes

Bon à savoir

Plan #1jeune1solution

La garantie jeunes concerne actuellement 100 000 jeunes. Dans le cadre du plan #1jeune1solution, ses effectifs seront doublés en 2021 pour atteindre 200 000 bénéficiaires et devenir la « garantie jeunes universelle ».

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Initialement prévue pour remplacer le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), la garantie jeunes est généralisée depuis le 1er janvier 2017. Elle constitue une des modalités du parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie (PACEA).

La garantie jeunes comporte un accompagnement intensif du jeune vers un emploi ou une formation, ainsi qu'une allocation dégressive en fonction de ses ressources d'activité.

Le jeune en garantie jeunes peut être salarié ou bénévole, selon le cadre juridique mis en place.

Qui peut bénéficier de la garantie jeunes ?

Le bénéfice de la garantie jeunes est ouvert aux jeunes :

  • âgés de 16 à 25 ans ;
  • vivant hors du foyer de leurs parents ou au sein de ce foyer sans recevoir de soutien financier de leurs parents ;
  • qui ne sont pas étudiants, ne suivent pas une formation et n'occupent pas un emploi dont le niveau de ressources ne dépasse pas le montant du revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule et sans enfant ;
  • et qui s'engagent à respecter les engagements conclus dans le cadre de leur PACEA.

Bon à savoir

Un décret a assoupli les conditions d'accès à la garantie jeunes et renforcé le champ d'action des missions locales.

La nouvelle modulation du parcours entre 9 et 12 mois ou jusqu'à 18 mois sans décision de la commission locale sera possible à partir du 1er octobre 2021.

Par ailleurs, la possibilité d'entrer dans le dispositif sans se déclarer fiscalement autonome est possible à titre exceptionnel au vu de la situation du jeune et sur la base de l'évaluation de sa situation par le conseiller de la mission locale.

Une fois que l'absence de soutien financier du jeune est avérée, seules ses ressources sont ensuite prises en compte et doivent être appréciées sur les 3 ou 6 mois précédant l'entrée en garantie jeunes, selon la situation la plus favorable pour le jeune.

Décr. n° 2021-664 du 26 mai 2021, JO du 28

Quelle structure peut accueillir un jeune en garantie jeunes ?

Des entreprises ou des associations peuvent devenir structure d'accueil dans le cadre d'une convention avec la mission locale.

Quel rôle pour les associations ?

La garantie jeunes est une offre de services à destination des employeurs qui sont associés à la construction du projet du jeune. Un accompagnement spécifique est prévu tant pour le jeune que pour les employeurs qui peuvent l'accueillir, en leur apportant une réponse adaptée. Les associations ont naturellement un rôle à jouer dans un tel programme.

Le chantier de jeunes bénévoles

Le chantier de jeunes bénévoles permet à des jeunes, à travers la réalisation collective d'une activité utile, un apprentissage de la vie de groupe, de la relation à autrui et du respect de chacun au sein de ce groupe.

Il favorise une rencontre interculturelle, voire internationale, dans laquelle se trouvent impliquées des personnes d'origines sociales, culturelles et géographiques différentes.

Le chantier de jeunes bénévoles peut concerner des domaines aussi divers que le patrimoine architectural, l'environnement, la réhabilitation d'habitats ou de petits équipements socio-éducatifs, sportifs ou sociaux, pour les restaurer, les aménager et les mettre en valeur.

Il s'adresse à des jeunes de 14 ans ou plus, volontaires, bénévoles, français ou étrangers, motivés par le travail et l'intérêt culturel des activités offertes.

Quels sont les domaines concernés ?

Les chantiers peuvent concerner des domaines aussi divers que :

  • la rénovation du patrimoine architectural ou culturel ;
  • l'environnement ;
  • la restauration ou l'aménagement des petits équipements socio-éducatifs, sportifs ou sociaux ;
  • la réhabilitation de logements pour personnes démunies ou âgées ;
  • l'aménagement d'espaces extérieurs, notamment dans les quartiers d'habitat social dégradé.

Lieux et durée de déroulement des chantiers

La plupart de ces chantiers se déroulent sur le territoire français, mais certains ont lieu à l'étranger, soit dans le cadre d'opérations de solidarité, soit dans le cadre des actions bilatérales et multilatérales mises en œuvre par les gouvernements et les associations.

Un chantier de jeunes bénévoles ne peut se dérouler que dans une durée significative qui doit être de huit jours consécutifs minimum.

La durée moyenne quotidienne du travail doit tenir compte des conditions climatiques et de l'âge des participants.

L'action de l'Agence nationale du sport

Bon à savoir

Plan #1jeune1solution

2 500 emplois supplémentaires - essentiellement d'éducateurs sportifs - seront créés début 2021 dans le cadre de l'action de l'Agence nationale du sport (ANS) au sein des associations sportives locales. L'aide de l'ANS représente jusqu'à 40 % du coût moyen du salaire, soit environ 12 000 euros par an sur deux ou trois ans, et l'État complète le reste à charge.

Qui peut bénéficier de ce dispositif ?

  • Les associations affiliées à une fédération sportive agréée (disposant d'un numéro SIRET et RNA) et les structures déconcentrées (comité départemental, comité régional ou ligue régionale) qui emploient un jeune de moins de 25 ans.
  • Les groupements d'employeurs (disposant d'un SIRET et d'un RNA) intervenant au bénéficie d'associations sportives qui emploient un jeune de moins de 25 ans.

Comment en bénéficier ?

Dès le lancement des appels à projets territoriaux, début 2021, il sera possible de prendre contact avec le référent régional ou départemental emploi des directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale et des directions départementales de la cohésion sociale qui accompagnera la structure dans sa démarche de demande de subvention emploi.

L'association doit créer un compte sur la plateforme de demande de subvention dématérialisée « Le Compte Asso », pour ensuite y déposer votre dossier. Après étude de la candidature et si elle est sélectionnée, l'association reçoit la subvention.

Les emplois FONJEP-Jeunes

Les emplois FONJEP sont recrutés par des associations pour des postes d'animation locale. Ils sont réservés à des personnes de 18 à 30 ans.

2000 postes sont créés en 2021 à destination des associations intervenant dans les champs de l'éducation, de l'animation ou de la cohésion sociale. Ils sont financés par l'État, via le fonds de coopération jeunesse et éducation populaire (FONJEP) pour un montant de 7 000 € par an pendant 3 ans.

L'association désireuse de bénéficier de cette aide doit contacter la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) de son département ou la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) de sa région.

Le parcours SESAME

Bon à savoir

Plan #1jeune1solution

3 000 nouveaux accompagnements seront créés d'ici 2022.

De quoi s'agit-il ?

Le dispositif SESAME permet d'accompagner les jeunes les plus défavorisés vers une qualification en vue d'un emploi dans les métiers d'encadrement du sport ou de l'animation. Cconcrètement, un parcours personnalisé est proposé au jeune pour lui permettre d'acquérir une qualification professionnelle. Le taux de réussite au diplôme préparé est de 70 %.

Qui peut en bénéficier ?

Peuvent bénéficier de ce dispositif les jeunes 16 et 25 ans révolus ou de 16-30 ans non révolus en situation de handicap :

  • qui ont un projet de formation et d'insertion professionnelle dans les métiers de l'encadrement sportif et de l'animation (éducateur sportif, animateur...) ;
  • qui résident dans un territoire prioritaire tel un quartier de la politique de la ville (QPV) ou une zone de revitalisation rurale (ZRR) ;
  • qui sont en difficulté socio-professionnelle : jeune sans soutien familial, bénéficiaire de la garantie jeunes, résident en foyer de jeunes travailleurs (FJT), en cours ou fin d'accompagnement en école de la 2e chance (E2C) ou en centre Epide, jeune bénéficiant d'un suivi de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), bénéficiaire de l'aide sociale à l'enfance (ASE) ou d'un contrat jeune majeur (CJM), réfugié, etc... ;
  • et qui sont sortis du système scolaire sans diplôme.

Comment en bénéficier ?

Pour intégrer le dispositif, l'intéressé doit se rapprocher :

  • des opérateurs d'information, d'orientation et d'accompagnement tels qu'une mission locale, Pôle emploi, etc. ;
  • d'un organisme de formation du secteur jeunesse et sport ;
  • d'une association de quartier ou d'un club sportif ;
  • d'un service jeunesse et sport : direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS) ou direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCS-PP).

Bon à savoir

Il est possible de rejoindre le dispositif SESAME immédiatement et tout au long de l'année.