Dans un nouveau rapport, le Haut-Conseil à la Vie Associative livre ses réflexions sur la gouvernance et propose aux associations une nouvelle approche.

Parce qu'il conditionne la façon dont l'association se déploie, fait rayonner ses valeurs fondatrices et incite à une participation diverse, le projet associatif est au cœur des derniers travaux du Haut-Conseil à la vie associative (HCVA), qui se risque à des « propositions pour une nouvelle approche ».

Ce nouveau rapport part d'un triple constat :

  • celui d'un déficit de diversité dans les instances dirigeantes, qui sont occupées principalement par des hommes de plus de 65 ans, de catégories socioprofessionnelles supérieures.
  • celui de formes d'engagement qui ont évolué : les personnes de moins de 35 ans s'engagent davantage, mais de façon plus ponctuelle et souvent en lien avec des projets concrets. Elles recherchent donc un engagement flexible, orienté vers un impact immédiat. Quant aux plus de 65 ans, depuis la pandémie du Covid-19, leur présence est moins notable.
  • enfin, celui d'une difficulté à renouveler les dirigeants : les bénévoles sont tout aussi nombreux qu'avant, mais moins partants pour prendre des responsabilités.

Les causes sont diverses.

Pour certaines systémiques, mais pour d'autres plutôt liées aux conditions d'organisation des associations (contraintes administratives excessives, fonctionnement pyramidal, manque de représentativité dans les membres, méconnaissance des enjeux poursuivis et des conséquences, etc.). Afin de se montrer plus en phase avec les attentes contemporaines – qui oscillent entre « aspirations et capacité contributive des bénévoles » –, les associations sont donc invitées à repenser soigneusement leur gouvernance.

Pour cela, le HCVA formule 20 propositions à l'adresse des pouvoirs publics et des associations.

Les associations sont :

  • invitées à explorer différentes formes d'organisation (coprésidence, collégialité, multiplication de commissions spécifiques, etc.) en étant lucides sur leur taille et leur mandat ;
  • aussi incitées à accompagner les bénévoles dans un parcours d'engagement (parcours progressifs, valorisation de l'engagement, formation, participation facilitée, etc.) ;
  • ont la main sur leurs statuts, qui, plutôt que d'être calqués sur des modèles impersonnels, peuvent tout à fait exprimer leur singularité.

Une façon, pour les structures associatives, de se montrer à l'écoute des attentes actuelles et, plus largement, d'inscrire leur contribution à la cohésion sociale et à la démocratie.

Auteur

Juris associations pour le Crédit Mutuel