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Les ressources


La notion de subvention publique

Ce n’est que depuis la loi relative à l’économie sociale (ESS) du 31 juillet 2014 qu’il existe une définition légale de la subvention.


En effet, jusqu’alors, il n’y avait pas de définition officielle de la subvention. Traditionnellement, la notion de subvention implique l’idée d’aide, de secours financier, attribué de façon unilatérale et sans contrepartie, par une collectivité publique en vue du financement d’une œuvre d’intérêt général. Cette définition est largement reprise par la loi ESS.


Bon à savoir

Bon à savoir

Pour des raisons de sécurité juridique (essentiellement pour distinguer clairement la subvention des contrats de la commande publique), la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire (JO 1er août ; art. 74) a donné une définition légale de la subvention.

Constituent des subventions « les contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires. Ces contributions ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités ou organismes qui les accordent ».


Aujourd’hui, les subventions deviennent minoritaires dans le financement public des associations. Les collectivités locales tendent, en effet, à privilégier la commande publique, en particulier le recours à des procédures d’appel d’offres. Ceci n’est pas sans poser problème aux petites, voire aux moyennes associations, lesquelles sont difficilement en mesure d’accéder à la commande publique.

Les caractéristiques de la subvention

La principale caractéristique de la subvention est d’être attribuée sans contrepartie.

Du fait de l’absence de contrepartie, la subvention présente un caractère discrétionnaire pour la collectivité publique qui l’accorde, ce qui signifie qu’une association n’a aucun droit à l’attribution ou au renouvellement d’une subvention d’une année sur l’autre. Cela est évidemment source d’insécurité pour l’association.

L’attribution d’une subvention par une collectivité publique doit être justifiée par des considérations d’intérêt général pour le soutien d’un projet dont une association est à l’origine.

Le montant de la subvention présente un caractère forfaitaire et fongible.

Une subvention ne peut être consentie qu’à une association dotée de la personnalité morale, par conséquent régulièrement déclarée. Certaines associations ne peuvent recevoir des subventions que si, en plus, elles sont agréées (cas des associations sportives, s’agissant des subventions de l’Etat, par exemple).

La subvention est allouée pour un objet déterminé, un projet spécifique, ou est dédiée au financement global de l’activité associative. Elle peut prendre des formes variées, et être octroyée en espèces ou même en nature (mise à disposition de locaux, matériels, prestations intellectuelles, etc.).


Attention

Attention

S’il apparaît qu’en échange de l’attribution de la subvention, l’Etat ou la collectivité publique bénéficie de prestations, la subvention pourra être requalifiée en "prix" payé en contrepartie de la réalisation d’une prestation et pour laquelle une procédure de commande publique aurait dû être mise en place (marché public ou délégation de service public).
Le non-respect des règles de publicité et de mise en concurrence propres à ces procédures exposerait alors l’association et ses dirigeants tout autant que l’Etat ou la collectivité à des sanctions. En particulier, le représentant de la collectivité risquerait d’être condamné pénalement pour favoritisme, délit passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende (Code pénal, article 432-14).


Attention

Attention

Au nom du principe de séparation de l’église et de l’Etat, une collectivité ne peut pas consentir de subvention pour une manifestation cultuelle même si celle-ci présente un intérêt culturel et économique (CE 15 février 2013 n° 347045).

La subvention peut être générale ou affectée

Les subventions peuvent prendre des formes très diverses ; elles peuvent être générales ou affectées à une opération très spécifique. Dans cette seconde hypothèse, les fonds reçus par l’association doivent obligatoirement être utilisés pour financer le projet d’intérêt général qui a motivé l’octroi de la subvention. Les dirigeants d’association doivent alors veiller scrupuleusement au respect du « fléchage des fonds » imposé par la collectivité « financeuse ».

Bon à savoir

Bon à savoir

Il a été jugé que se rend également coupable d’abus de confiance le dirigeant d’une association qui détourne une subvention affectée au financement d’une activité d’intérêt général. Dans l’affaire jugée, les fonds ont été utilisés par le président, entre autres, à des fins personnelles (remboursement de frais de restauration et de frais kilométriques, etc.) ou à des activités sans lien avec celle de la formation des apprentis (objet de l’association bénéficiaire de la subvention) (Crim. 3 juin 2015, n° 14-82.082).

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LIENS UTILES


Pour en savoir plus sur les projets financés, l’attribution, le contrôle des subventions, consultez le guide
« L’association et les collectivités »



Dossier de demande de subvention

Le formulaire Cerfa no 12156*05 est à votre disposition !

Il s’agit d’un nouveau formulaire, valable depuis le 24 avril 2017, qui remplace l’ancien formulaire Cerfa n° 12156*04.

Un outil simplificateur


Faites votre demande de subventions en ligne et suivez le déroulement du dossier grâce au « compte association » sur le site Service-Public-Asso.fr (qui a remplacé « Votre compte association (VCA) ») votre compte Association.

À noter que le télé-service ne concerne pas l’Alsace-Moselle.


La circulaire relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations

La circulaire la du Premier ministre n° 5811-SG du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations, dite circulaire Valls (qui a remplacé Une la circulaire du 18 janvier 2010, dite circulaire Fillon), complétée par cinq annexes, précise, compte tenu de la définition légale de la subvention issue de la loi du 31 juillet 2014, le nouveau cadre juridique régissant les subventions versées par les pouvoirs publics aux associations, notamment au regard de l’évolution de la réglementation européenne des aides d’État. Elle propose deux modèles de convention pluriannuelle d'objectifs, selon que le montant cumulé des aides publiques est inférieur ou non à 500 000 euros sur trois exercices (annexes 2 et 3) et incite les services de l'Etat à verser l'avance fixée par une telle convention avant le 31 mars de chaque année. La circulaire a été complétée, début 2016, par un "Guide d’usage de la subvention", publié par le ministère chargé de la vie associative.

Les questions à se poser

La convention de subvention

La conclusion d’une convention de subvention, parfois dénommée convention d’objectifs, est obligatoire lorsque le montant de cette subvention, parfois dénommée convention d’objectifs, est supérieur à 23 000 euros. Lorsque l'association organise des spectacles vivants, elle est obligatoire quel que soit le montant de la subvention.

Cette convention contient impérativement l’objet de la subvention, son montant et les conditions de son utilisation (programme d'actions que l'association s'engage à réaliser, moyens à mettre en œuvre à cet effet).

Elle contient, en outre, généralement :

  • la durée de la convention (maximum recommandé : 4 ans),
  • les modalités de versement de la subvention,
  • les obligations de l’association, notamment sur le plan comptable,
  • les conditions d'emploi des moyens matériels accordés,
  • les conditions d’évaluation des actions menées (tant sur un plan quantitatif que qualitatif),
  • les sanctions en cas de non-respect des obligations de l’association,
  • les conditions de renouvellement de la convention,
  • les conditions de résiliation de la convention,
  • les recours en cas de litige résultant de l’exécution de la convention (compétence est donnée au tribunal administratif).