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Les ressources


Le caractère facultatif de la cotisation

La cotisation se définit comme la participation, généralement sous forme monétaire, des membres aux charges de fonctionnement de l’association, et la contrepartie du droit moral attaché à leur qualité de membre (droit de participer aux assemblées générales, d’être électeur et éligible au conseil d’administration).

L'institution d'une cotisation n'est pas une obligation.

Il s’agit d’une faculté offerte aux associations ; le paiement d’une cotisation n’est donc obligatoire pour les membres que si les statuts ou une disposition législative ou réglementaire le prévoient (par exemple les articles L. 421-8, IV, L. 421-13, al. 1er et L. 421-14, al. 1er du code de l’environnement concernant les fédérations de chasseurs, respectivement départementales, régionales et nationale). Elle est toutefois en pratique nécessaire, surtout lorsque l’association ne reçoit aucun financement public (ce qui est d’ailleurs de plus en plus souvent le cas), pour pourvoir à ses ressources. De plus, l’institution d’une cotisation obligatoire permet de « tester » la motivation des adhérents de l’association. Elle permet également, en cas de litige, de prouver la qualité de membre de l’association, selon que son paiement est ou non intervenu.

La cotisation revêt un caractère périodique. Elle est due une fois par an (même si elle peut éventuellement être versée en plusieurs fois). Elle se distingue en cela du droit d’entrée, prévu dans certaines associations, qui n’est versé qu’une seule fois, lors de l’acquisition de la qualité de membre.


Bon à savoir

Bon à savoir

Adhérer et cotiser à une association sont deux notions à ne pas confondre. Il a été jugé qu’une association peut valablement être habilitée à prélever des cotisations résultant d’accords interprofessionnels, alors même que l’adhésion des membres de la profession en cause (en l’espèce les entreprises d’une filière agro-alimentaire) n’est pas impérative. Cette obligation au paiement ne porte pas atteinte à la liberté négative d’association, entendue comme le droit de ne pas adhérer à une association. (Civ 1re, 6 avr. 2016, n° 15-13.736)


Bon à savoir

Bon à savoir

En cas de démission, les membres demeurent tenus au paiement des cotisations échues et de celle due au titre de l'année en cours. En revanche, le membre exclu qui aurait réglé la cotisation due au titre de l’année en cours est normalement en droit de réclamer le remboursement de celle-ci.


Conseil

Conseils

Pour des associations composées de nombreux membres, il est vivement conseillé d’imposer le paiement d’une cotisation, même d’un montant minime, ne serait-ce que pour formaliser l’engagement d’un membre et le renouvellement de son adhésion…


Le montant de la cotisation

Le montant de la cotisation est fixé librement par l’organe désigné par les statuts à cette fin (bureau, conseil d’administration, etc.).

Il est possible d’imposer le paiement d’une cotisation à certaines catégories de membres seulement (membres "ordinaires" par exemple); De même, il est envisageable de prévoir un montant de cotisation différent selon les catégories de membres (par exemple selon que le membre de l’association est une personne physique ou morale, dans le premier cas, mineur ou majeur, etc.), mais il est recommandé que cette différence de montant ne soit pas trop importante, afin de ne pas créer de discrimination.

Néanmoins, au sein d’une même catégorie de membres, la cotisation doit être identique ou calculée selon les mêmes bases ou barèmes.

Il est possible d’imposer à un mineur ou à un majeur frappé d’une incapacité (tutelle, par exemple), le versement d’une cotisation, dès lors que celle-ci est d’un montant modeste.


Les conséquences du non-paiement de la cotisation

Il est utile que les statuts de l’association précisent les conséquences du non-paiement de la cotisation.

Ils peuvent ainsi prévoir que le non-paiement de la cotisation à une date fixée entraîne automatiquement la perte de la qualité de membre. Dans ce cas, les instances dirigeantes de l’association n’ont pas à intervenir, sinon pour constater ce défaut de paiement.

Ils peuvent également prévoir que le non-paiement de la cotisation justifie une radiation prononcée par le conseil d’administration ou le bureau. Dans ce dernier cas, la qualité de membre subsiste tant que la radiation n’a pas été effectivement prononcée par l’organe compétent.

Enfin, l’association bénéficie d’une action en justice contre son membre pour lui réclamer le paiement de la cotisation impayée. Elle se prescrit par cinq ans à compter de la date de son échéance.

Attention

Attention :

Précisez uniquement dans les statuts, le principe de la cotisation et l’organe compétent pour en fixer le montant. Fréquemment soumis à réévaluation, le montant de la cotisation en lui-même n’a pas à apparaître dans les statuts.