Le plan national canicule est reconduit pour la saison estivale, avec des adaptations et des précisions liées au contexte de la pandémie.

S'il n'y a pas d'incompatibilité entre les gestes barrière recommandés pour lutter contre la diffusion du virus et les actions préconisées en cas de canicule, des adaptations peuvent néanmoins s'avérer nécessaires.

Le port du masque peut, par exemple, représenter une contrainte à prendre en compte. S'il doit être privilégié dans le cas de situations incompatibles avec la distanciation sociale, des protections de type visière peuvent être proposées pendant les fortes chaleurs. Concernant les travailleurs, l'INRS attire l'attention sur l'organisation du travail et suggère de limiter le temps d'exposition au soleil, de permettre une rotation des tâches lorsqu'elle est possible, d'aménager les horaires, etc.

La climatisation ne doit être utilisée que si elle est nécessaire pour assurer des conditions de travail acceptables, l'aération des locaux sans recyclage d'air étant à utiliser en priorité. L'usage de ventilateurs dans des espaces collectifs clos ou semi-clos est contre-indiqué ; quant aux ventilateurs de grande taille type plafonniers, ils sont proscrits.

Dans tous les cas les employeurs doivent, au titre de leur obligation de sécurité, réévaluer les risques encourus par leurs salariés, et ce de façon quotidienne si nécessaire. Si l'évaluation des risques fait apparaître que les mesures prises s'avèrent insuffisantes, l'employeur doit faire cesser le travail.

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Juris associations pour le Crédit Mutuel