Toutes les options d'accessibilité du site associathèque | Raccourci vers le menu de premier niveau | Raccourci vers le menu de second niveau | Raccourci vers le contenu principal | Raccourci vers le formulaire d'identification | Raccourci vers la recherche | Raccourci vers le pied de page

Qu’est-ce que le bénévolat ?

Les motivations des bénévoles

Ce qui motive l’engagement du bénévole

La diversité des profils des bénévoles se traduit par la pluralité des raisons données par les bénévoles eux-mêmes pour expliquer leur engagement. Des motivations diverses peuvent ainsi se croiser : d’un côté, la recherche d’un épanouissement personnel grâce à de nouveaux contacts sociaux, à des acquisitions de connaissances ou à l’utilisation de compétences que l’on veut faire fructifier ; de l'autre, des motivations altruistes, telles que la défense d’une cause ou la volonté de donner du sens à sa vie en rendant le monde meilleur.

Ainsi, les bénévoles peuvent, par exemple, s’engager pour :

  • pratiquer ou enseigner un sport ou activité culturelle,
  • défendre une cause,
  • faire respecter ses droits et ceux des autres,
  • rencontrer des personnes ayant les mêmes préoccupations,
  • acquérir ou exercer une compétence ou un savoir-faire, transférable en milieu professionnel,
  • être utile à la société,
  • s’épanouir et renforcer l’estime de soi,
  • avoir accès à des renseignements ou des services,
  • rechercher une occupation,
  • obtenir une reconnaissance.

Attention

Attention

La rencontre entre un bénévole et une association se base sur un véritable échange égalitaire. Le bénévole recherche un engagement qui lui tient à coeur, un lieu pour exercer sa passion. L’association, quant à elle, définit le profil des membres qu’elle désire accueillir : les qualités, les savoir-faire à posséder, ceux à acquérir, etc. Chacun doit y trouver son avantage.



Comment attirer, puis fidéliser le bénévole ?

Dominique THIERRY, ancien président national de France Bénévolat (voir lien plus haut), a démontré la nécessité d’améliorer la gestion des bénévoles des associations. En effet, selon lui, la prétendue infidélité des bénévoles est souvent le fait de bénévoles déçus par l’ambiance, l’animation insuffisante, des comportements de "petits chefs", une gouvernance trop « monoculturelle » ou insuffisamment renouvelée, des signes de reconnaissance réduits à leur portion congrue, etc.

Il a ainsi développé la théorie des six piliers des bonnes pratiques de gestion des bénévoles selon laquelle un maillon faible met en cause la solidité de l’ensemble des dispositifs et des pratiques. Ces six piliers sont les suivants :

  • La clarification des besoins : Il faut être en permanence à l’écoute du bénévole pour comprendre et être attentif à ce qu’il est, à savoir s’il est content, s’il y a des points à changer, à trouver des solutions s’il veut arrêter un projet ;
  • L’accueil des bénévoles : Le bénévole qui intègre une association ne connaît pas forcément la structure, ses membres ou son fonctionnement. Aussi, il est toujours bon d’organiser un accueil du bénévole pour lui présenter toute l’équipe, les projets en cours, les rôles de chacun, etc, voire lui remettre un « livret d’accueil ». En pratique, cet accueil est malheureusement trop souvent inexistant. Le système du parrainage d’un nouveau membre par un plus ancien mérite d’être encouragé. Il permet, en plus de découvrir l’association, de créer un lien entre les générations de bénévoles ;
  • L’intégration des bénévoles : Le bénévole est la colonne vertébrale du projet associatif et il en est conscient. Il sait que la réussite du projet repose en grande partie sur lui et que sans son engagement, tout risque de s’arrêter : il se sent donc responsable ;
  • La formation des bénévoles : Le bénévole arrive dans l’association avec ses compétences propres qu’il pourra souhaiter développer durant ses activités associatives. L’association doit donc accompagner ses bénévoles dans leur formation pour évoluer au sein de la structure ou tout simplement pour rester "dans le coup".
  • L’animation des bénévoles : Il faut savoir guider le bénévole au sein de l’association, lui confier des missions en adéquation avec son rôle de bénévole et il ne faut jamais laisser de jeux de pouvoir s’instaurer ;
  • La reconnaissance des bénévoles : Il faut attacher beaucoup d’importance à la reconnaissance et à la valorisation. On ne dit jamais assez merci !

La fidélisation des bénévoles est donc aujourd’hui un des principaux défis auxquels sont confrontées les associations. Il faut donner envie aux éventuels bénévoles de s’engager et il importe de fidéliser ceux déjà impliqués, en particulier ceux qui le sont de fraîche date, en général plus vulnérables et moins attachés à l’association que les autres.