Forum National des Associations et Fondations 2021

Morceaux choisis

Après 18 mois de crise, les acteurs du secteur associatif se sont à nouveau réunis lors du Forum National des Associations et Fondations.
On y a parlé transition numérique, financement, gestion des risques, engagement associatif, mesure d’impact social, solidarité territoriale...
La continuité et le rebond du secteur associatif étaient au centre de toutes les interventions.

Le plan de continuité de l’activité (PCA), un outil essentiel pour survivre à une crise

Dès l’ouverture le ton était donné par Deloitte, lors de sa conférence « De la gestion de crise à la conduite du changement », qui revenait sur les nombreux défis que les associations avaient eu à relever durant la crise sanitaire pour assurer leur pérennité : collecte de dons, accélération de la dématérialisation, comptabilité, circuit d’engagement des dépenses, gestion des éléments variables du personnel pour n’en citer que quelques-uns. Les réponses apportées, pour les relever, ont engendré de nouveaux risques, qu’il importe de cartographier à des fins de maîtrise et d’anticipation. Toujours dans cette double optique, l’importance stratégique de la mise en place d’un plan de continuité de l’activité pour les organisations est soulignée, en particulier lorsque le contexte externe est incertain, pour anticiper les crises, assurer la continuité des prestations et développer la résilience afin d’assurer leur pérennité.

« La crise nous a fait découvrir les vertus d’être ensemble et renforcé l’envie de faire ensemble »

L’engagement des bénévoles est un pilier de l’écosystème associatif et plus encore en période de relèvement. Or si 3 français sur 10 aimeraient s’engager dans l’associatif, ils ne le font pas car, ils n’ont pas le temps de chercher et ne savent pas quelle association choisir.

C’est ce que Monsieur Richard Viel, PDG de Bouygues Télécom a tenu à souligner, avant de présenter la plateforme de bénévolat accessible à tous lancée par son entreprise et de signer la « charte d’engagement avec les associations », avec Madame Sarah El Haïry, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, pour formaliser l’engagement de Bouygues auprès du monde associatif, et aussi accompagner et développer cette volonté de faire ensemble.

La philanthropie s’est adaptée aux besoins des territoires

L’envie de faire ensemble, a été un moteur lorsque la société civile s’est arrêtée et qu’il a fallu trouver des solutions pour mettre en place des programmes dans les territoires afin d‘assurer une continuité de prestations et rebondir.

En situation de crise sanitaire, réagir vite était un challenge important.

La philanthropie a évolué vers une philanthropie stratégique pour répondre à la fois aux besoins financiers, mais aussi à de nouveaux besoins extra-financiers (isolement, santé mentale, fracture numérique...).

L’inventivité et l’agilité, dont ont su faire preuve les associations, ont permis de faire émerger de nouveaux projets, ainsi que de nouveaux acteurs de la philanthropie au sein des territoires. Plus que jamais, le défi est d’entretenir et développer le lien de confiance créé entre financeur et financé en apportant, par une démarche d’évaluation, des preuves de la valeur des projets portés et de pérenniser ces nouvelles relations.

La mesure de l’impact social, un nouvel enjeu pour les acteurs de l’ESS

Quand il est question d’évaluation, la mesure de l’impact social prend une place de plus en plus importante.
Mesurer l’impact social des actions engagées, c’est répondre aux besoins de redevabilité en rendant compte, mais c’est aussi un levier de mobilisation interne et un formidable outil de progression pour l’association.
Plusieurs interventions ont contribué à apporter un éclairage à la mesure de l’impact social :

Que cherche-t-on à mesurer ?

« L’impact social est l’ensemble des changements positifs ou négatifs... engendrés par les activités menées par l’organisation... Ces impacts peuvent être de nature sociale, économique ou environnementale ».

Comment s’y prendre ?

La définition d’un cadre méthodologique est essentielle pour entreprendre la démarche en fonction des actions, des moyens et des outils de chaque association. La phase préparatoire permettra de savoir ce que l’on veut mesurer, de définir ses enjeux, de cartographier ses impacts et de les prioriser. Ensuite les outils de mesure pourront être déterminés, en gardant à l’esprit que la mesure ne se nourrit pas uniquement de l’approche quantitative des résultats obtenus mais aussi d’une approche qualitative.

Comment rebondir sur cette mesure d’impact pour flécher les ODD ?

Les bailleurs incitent de plus en plus les acteurs de l’ESS à intégrer les ODD (objectifs de développement durable) dans leur reporting. Les 17 objectifs s’accompagnent de 169 cibles qui permettent aux associations d’identifier les ODD les plus pertinents pour leur organisation et de les mettre en cohérence avec leur mesure d’impact.

À l’issue de cette journée, le secteur de l’ESS a prouvé une fois encore sa capacité à s’adapter, évoluer et rebondir dans un contexte économique tendu. Sa présence active sur le terrain et ses initiatives ont eu un impact positif sur la gestion de la crise sanitaire. Malgré cela comme le soulignait, à regret, Olivia Grégoire Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, « l’État et les associations se parlent assez peu et se connaissent fort mal ».

C’est dans l’optique d’un dialogue constructif avec l’État que le Mouvement Associatif a profité du Fnaf pour lancer une consultation ouverte à tous, en vue de l’Élection présidentielle de 2022 sur le thème : Demain, quelle place pour les associations au cœur de la société ?

Si vous avez raté notre atelier
« Les ressources en ligne, un des leviers d’efficacité pour ceux qui s’engagent »

Utiliser les outils en ligne dédiés aux acteurs du monde associatif, est un gain de temps et d’efficacité. Il est difficile de cumuler toutes les compétences dont on a besoin lorsque l’on œuvre au sein d’une association, comme le rappelle Valérie Belsito responsable du pôle Juridique, Administratif et Financier de la FSCF, Associathèque permet de trouver des informations opérationnelles et à jour, utiles au quotidien.

Grâce aux dossiers thématiques et aux outils pratiques d’Associathèque il est facile de gagner en compétence sur des sujets aussi variés que la comptabilité ou la communication comme le confirme Évelyne Jardin, maitre de conférence associée à l’université Paris Nanterre. Une mine d’informations ouverte à tous à consulter sans modération !